Près de cent ans après la découverte archéologique du tombeau de Toutânkhamon, l'exposition Le trésor du Pharaon fait une halte à Paris.
150 artefacts inédits
L’exposition regroupe 150 objets dont 50 sont pour la première fois exposés à l’étranger. C’est à ce jour, la plus grande exposition sur les pharaons hors de l'Egypte.
Une découverte archéologique marquante
Toutânkhamon fascine et émerveille. La découverte de son tombeau et de ses trésors élucidèrent de nombreux mystères et apportèrent de nombreuses connaissances sur l'Egypte antique.
À l’occasion du 20ème anniversaire de la disparition de Louis Thomas Hardin, plus connu sous le nom de Moondog, la ville de Toulouse adapte sa saison culturelle afin de nous faire redécouvrir ce compositeur céleste.
Portrait de Louis Thomas Hardin - Photographie Richard Dumas
Viking mythique et mystique marquant le monde de la musique
Complexe et singulière, la vie de Louis Hardin débute dans le Kansas, où il est élevé par son père, pasteur, et sa mère, institutrice joueuse d’orgue.
En 1932, une explosion causée par un bâton de dynamite le rend aveugle, suite à quoi il étudie dans une école spécialisée qui lui permet d’apprendre l’orgue, le piano et le violon. Un tremplin vers une bourse d’études qui lui l’amène à étudier la musique à Memphis avant de partir vivre à New York en 1943, où il se met à fréquenter chefs d’orchestres et musiciens talentueux.
Bien qu’apprécié par cette sphère musicale New-Yorkaise, Louis Hardin se fait remarquer pour ses tenues atypiques. Ses longs cheveux et sa barbe semblable à celle du Christ, lui valent de nombreux refus d’intégration dans le milieu. Chose qui ne l’empêche pas de développer son apparence, aujourd'hui célèbre, en se parant d'un casque de Viking et en vêtissant de capes et accessoires nordiques (il aura même une lance).
Moondog dans les rues de New York - Photographie de Peter Travers
Dès lors, en 1947, il se fait appeler Moondog, avant de commencer à jouer de son talent entre la 53e et de la 6e avenue à Manhattan. Poète, chanteur, musicien, compositeur et créateur d’instrument (nous pensons à son célèbre “Trimba”), ce personnage complet attire une foule si grande, qu’il préfère se déplacer dans le quartier des clubs de Jazz. À la même période, il réalise ses premiers disques qui lui attirent l’admiration et lui permettent de côtoyer les plus grands. Andy Warhol, Steve Reich, Philip Glass, Artur Rodzinski ou encore Leonard Bernstein.
Sous la direction de ce dernier, l’Orchestre Philharmonique de New-York enregistre ses partitions en 1969, ce qui sera une consécration dans sa carrière. Il arrive alors en Europe, plus particulièrement en Allemagne, pays en lequel il se sent plus proche que les Etats-Unis. Il y fini sa vie en compagnie de Ilona Goebel étudiante en Géologie, qu’il rencontre dans les rues de Cologne. Elle l’aide à retranscrire ses partitions et à poursuivre sa carrière.
Moondog et Ilona Goebel
Moondog disparaît en 1999, sous l’admiration d'artistes issus de tous genres musicaux. Encore aujourd’hui, ce sans-abris aveugle et viking fascine et inspire nos scènes musicales.
Au cœur d’une saison culturelle et musicale
À l'instar des œuvres de l’“inconnu légendaire” comme le nomme Amaury Cornut (spécialiste et passionné de l’artiste et auteur de sa biographie complète sobrement intitulée “Moondog”), la saison culturelle 2018-2019 de Toulouse annonce une programmation exceptionnelle qui permettra à tout à chacun de mieux capter l’essence de cet artiste aux multiples ambiances.
Que vous soyez touché par ses canons inspirés de Jean-Sébastien Bach, curieux au sujet de sa vie improbable et atypique, avide de ses mélodies faisant fusions aux percussions amérindiennes, vous trouverez ce qu’il vous faut au sein du programme savamment construit par Muraille musique et la ville de Toulouse.
Vous avez pu retrouver, depuis le 8 septembre 2018 et ce jusqu’au 29 juin 2019, près de 33 spectacles, concerts et conférences qui se dérouleront dans 26 lieux culturels de la capitale occitane.
Bien qu’il soit dorénavant trop tard pour assister au coup d’envoi donné par le superbe récital de Nicolas Horvath, il est toujours l’heure de réserver vos places par le non moins fabuleux concert d’orgues qui se déroulera le 29 juin au Capitole de Toulouse, qui fera sonner la note finale de cette saison, sous le signe du voyage musical.
Cette manifestation de lutte contre le SIDA organisée par Solidarité Sida ouvrira ses portes au public pour la 21ème édition "Free your Mind" du 21 au 23 juin 2019.
visuel d'annonce de l'ouverture de la billetterie Solidays
Une 21ème édition à la hauteur des précédentes !
Bonne nouvelle pour les festivaliers, le festival Solidays "Free your Mind" vous donne rendez-vous les 21, 22 et 23 juin prochain à L'hippodrome de Longchamp pour sa 21ème édition.
Si les Solidays a fait une édition record pour ses 20 ans l'an dernier avec une présence de 212 000 festivaliers, le festival ne risque pas de nous décevoir cette année non plus.
Annoncé sur les réseaux sociaux des Solidays le 1er février, ce seront donc Moha la squale, Angèle, Lomepal, Suprême NTM et bien d'autres qui vous feront danser le temps d'un weekend pour cette édition "Free your Mind". L'événement promet d'être festif et comme chaque année, la somme réunie sera reversée à des associations de lutte contre la maladie ainsi que des programmes de prévention et d'aide aux malades. Soyons tous solidaire !
Découvrez la liste des premiers noms :
Le compte à rebours est déjà lancé !
Plus que quelques jours à attendre avant l'ouverture de la billetterie des Solidays ; alors attrapez vite votre agenda et notez y que la billetterie de l'édition 2019 ouvrira le jeudi 7 février à 12h.
25000 Pass trois jours seront alors mis en vente à partir de 39 euros et pour ceux qui n'auront pas eu la chance d'obtenir ces places, les Pass 2 jours, Pass jour, Pass nuit et Pass camping seront disponibles dès le lendemain sur le site internet des Solidays. Pas de panique, il y en aura pour tout le monde !
Les Coquettes sont trois jeunes femmes pétillantes, vêtues de robes rouges à paillettes et accompagnées d’un pianiste à nœud papillon, qui ont présenté leur spectacle au Grand Point Virgule depuis de longs mois. Elles sont de retour au Grand Rex le 14 février avant un départ pour une seconde tournée en France du 5 avril au 28 juin.
L'image représente l'affiche du spectacle Les Coquettes avec les trois femmes.
Les Coquettes c’est...
Une rencontre qui remonte à 2007 sur "Le Soldat rose" de Louis Chedid. En mai 2014, elles commencent à jouer dans un bar de Pigalle pour les amis et la famille avant d'enchaîner quelques dates au Ciné XIII théâtre. Le producteur Jean-Marc Dumontet les repère et les programme au Grand Point Virgule à Paris.
Les Coquettes, c’est une présence scénique sensationnelle avec une dose de musique et de textes drôles et osés dans lesquels tout le monde se reconnaît. Elles se moquent d’elles-mêmes pour mieux se défaire des clichés, massacrent les lourdingues à coups de “punchlines” féministes et se jouent des conventions pour mieux en rire. Tous les sujets sont abordés, de l’amitié aux célèbres escarpins Louboutins en passant par les positions sexuelles.
Chacune son style
La réussite de leur trio tient aussi à sa diversité : chacune a son physique, son caractère, et son talent. Dans leur spectacle, ça se résume à "On est des clichés : la petite hargneuse, la blonde idiote et la 'grosse' marrante". Ancienne mannequin, Juliette Faucon (la blonde) a créé des applications smartphones et des concepts TV ; Lola Cès (la pulpeuse à lunettes) a participé à plusieurs spectacles musicaux tout comme Marie Facundo (la petite brune) qu’on a aussi pu voir au théâtre dans "Le Placard" de Francis Veber que dans la série TV "Nos chers voisins".
Le succès ne les arrête plus !
Après une tournée dans toute la France, une date à l’Olympia, plusieurs mois sur la scène du Grand Point Virgule Juliette, Lola et Marie se retrouvent au Grand Rex avant un départ pour une deuxième tournée en France. Les Coquettes, c’est unique et moderne, c’est plus que de la musique, plus que de l’humour et c’est à voir sans modération !
Le Hardkaze Festival, nous offre une seconde édition
Après une première édition très réussite, la seconde édition du Hardkaze Festival se déroulera le 9 mars 2019 au Zenith Oméga de Toulon.
L’année dernière les organisateurs de l’association Onkaze avait concoctés une soirée scénarisée et divisée en trois parties sur les thèmes du Moyen-Âge et du fantastique. En mars ce sera sur le thème de Beyond the Galaxy.
Les organisateurs nous laissent quand même un petit scénario de la soirée à venir : “Braves Warkazers ! Vaillance et loyauté ont vibré durant ce dernier combat acharné, laissant derrière lui princesse et forteresse HARDKAZE en paix. A l’aube d’une nouvelle ère, une menace pèse sur notre galaxie. Un trou noir stellaire vient de se former au large de la voie lactée, aspirant toute forme de vie dans les profondeurs d’un monde encore inconnu. Warkazers, intégrez l’escadron Spacekazers, rassemblant l’élite galactique à bord du vaisseau Hardkaze, le 9 Mars prochain, et partez en mission spéciale pour tenter de percer ce mystère. Les clés de cette mission sont entre vos mains.”
Hardkaze Festival mais c’est quoi ?
Deux scènes, de nombreux artistes français et internationaux, au programme : hardstyle, rawstyle, harcore ou encore frenchcore. De quoi rassasier pendant dix heures de musique celles et ceux qui aiment taper du pied fort, très fort. Elle nous offre un line-up dont on ne peut envier les différents events/festivals qu’on peut retrouver ailleurs. Les soirées Hard Dance sont réputées pour leurs impressionnantes mises en scènes et effets visuels. Pour le Hardkaze, l’équipe du festival a donc vu les choses en grands : chaque artiste sera accompagné d’un show lumière sur mesure.
Les soirées Hard Dance connu pour leurs impressionnantes mises en scènes et effets visuels, l’équipe du festival voit les choses en grands. Chaque artiste sera accompagné d’un show lumière sur mesure et d’autres surprises sont à prévoir. Le Zenith Oméga a une capacité de 8000 spectateurs, les festivaliers pourront soit s’amuser dans la fosse ou alors apprécier le show depuis les gradins, comme dans les plus gros festivals belges ou néerlandais vous ne serez pas dépaysé.
Quand est-il du line-up ?
Un line-up complet avec plus de 25 artistes cette année, on y retrouve en tête d’affiche Angerfist, N-Vitral, Furyan ainsi que F.Noize & Andy the Core. On y verra des Français tel que Keltek et Psyko Punkz, concernant le rawstyle le Hardkaze Festival a fait fort en invitant B-Front et D-Sturb. Très réputés des scènes hard, ce beau monde sera dirigé par deux maîtres de cérémonies à savoir MC Tellem et MC Tha Watchert
L’ensemble du line-up est à découvrir sur le site web du festival.
Des festivals très appréciés
Le Hardstyle émerge aux Pays-Bas à la fin des années 1990. Les évènements qui sont exclusivement dédiés à ces styles sont très appréciés en Hollande ou en Allemagne, et restent ponctuels dans l’Hexagone. La croissance de festivals ne cesse de prendre de l’ampleur et propose un son très bon, un visuel impressionnant et des décors de scène époustouflant.
En attendant le 9 mars, Hardkaze organise une soirée off le 16 février à l’Xses une boîte de nuit de Lyon, lieu connu et réputé pour ses soirées consacrées à la hardmusic.
Jusqu’au 15 janvier 2019, le Jardin des Plantes de Paris ouvre ses portes jusqu'à 23h pour son premier festival des lumières “espèces en voie d’illumination”.
L'image représente l'entrée du festival avec des dinosaures illuminés.
Une faune magnifiée
Avec cette nouvelle initiative, le Jardin des Plantes a choisi d’illuminer la biodiversité passée et actuelle pour inciter les visiteurs à la préserver.
Tyrannosaure, mammouth, tigre, ours blanc, tortue marine…Disparus, en voie d'extinction ou en danger, ces animaux reprennent vie sous la forme de lanternes chinoises monumentales pouvant atteindre 15 mètres de haut, exposées sur les pelouses de l'institution et dans la ménagerie.
Une promenade multicolore
Le parcours commence par les animaux éteints il y a 65 millions d’années avec un passage obligé par le monde Jurassique. On découvre ensuite les animaux disparus à cause de l’homme : mammouth, grand pingouin..
Puis, on croise la route d’animaux menacés d'extinction comme l'ours polaire, le papillon monarque... Certaines de ces structures changent de couleur et s'animent pour redonner vie à cette faune de tissu.
La suite de l'exposition est consacrée à la biodiversité animale actuelle et se tient à la ménagerie : éléphant, guépard, poisson clown… Une expérience vraiment originale qui permet de découvrir les vrais animaux du zoo en regard des versions lumineuses.
La sixième extinction de masse
Malgré la forte affluence lors de ma visite (vacances scolaires), ce premier festival est éblouissant et très varié. Cette balade illuminée permet d’éveiller les consciences sur l’importance de préserver la faune et la flore, y compris chez les plus jeunes. Surtout quand l’on sait que toutes les 20 minutes, une espèce animale ou de plante disparaît soit plus de 26 000 espèces chaque année.
En effet, beaucoup d’études montrent que nous sommes dans la 6ème extinction de masse mais celle-ci est bien différente des 5 précédentes : elles ont toutes été causées par des phénomènes naturels, celle que nous connaissons actuellement résulte de l’activité humaine.
INFORMATIONS PRATIQUES
DATES : Du 16.11.2018 au 15.01.2019 ACCÈS : 2 place Valhubert, Paris 5e
La Dame à la licorne est présentée depuis le 14 juillet 2018 dans une exposition "Magiques Licornes" au musée national du Moyen-Age. Mais avant d'être exposées au musée de Cluny, ces six tapisseries ont connu une histoire riche en mystères et en rebondissements qui ont détérioré l’œuvre.
Grand état de détérioration
Les différents écrits à propos de ces tentures mettent en valeur leur grandeur, mais dénoncent aussi leurs états de délabrement. Ce contexte est décrit notamment dans la Note sur les tapisseries du château de Boussac (1853).
Dans cette dernière, le baron Henri Aucapitaine énonce alors que trois tapisseries sont "roulées dans un coin de l'Hôtel de Ville de Boussac, où les rats et l'humidité en ont déjà attaqué les bordures et ne tarderont pas à y faire de notables détériorations".
Restaurer sans dénaturer l'oeuvre
En 1882, les tentures en grande partie détériorées rejoignent les expositions du musée Cluny.
Le musée national du Moyen-âge organise alors un important travail de restauration en quatre phases.
D'abord, les trous sont comblés (1882), puis certains décors d'arrière-plan sont remis en état (1882-1883).
Ensuite, entre 1889 et 1892, les parties bases des tentures sont refaites.
Enfin, les travaux de 1941 suppriment quelques réfections anciennes, refont les parties bases et reprennent les traits du visage.
Une restauration à l'épreuve du temps
Certains de ses arrangements sont visibles à l'œil nu. Le tissage utilisé, notamment pour la partie base des tentures, est moins résistant que les anciennes laines. La couleur rouge d'autant a ainsi laissé place à un rouge grisâtre.
La transmission de ces tapisseries et leurs mystères
La date et le motif de sa création sont, encore à ce jour, sujets à débat. Sa création daterait du XVIe siècle. Cette information se base sur le style de l'œuvre et le style vestimentaire. Cependant, ce n’est qu’en 1814 que cette œuvre est référencée pour la première fois.
En 1842, Geogres Sabd mentionne huit tapisseries avec des descriptions invasives et incomplètes. Manquerait-il deux parties de l'œuvre La dame à la licorne. Cela changerait-il le sens que l'on lui donne ?
Ses délibérations et questions ont renforcé l'intrigue autour de l'œuvre.
Océane D.
Exposition Magiques Licornes : du 14 juillet 2018 au 25 février 2019
Présentée jusqu'au 21 Janvier 2019, l’exposition retrace l’histoire de Basquiat, celle d’un mythe, celui du « Radiant Child » de New York que la postérité lui a attaché… Comment ce garçon provocateur mais hypersensible est devenu l’icône du street art des Années 80 ?
Exposition de la fulgurance 1980 à 1988
L’exposition de la Fondation Vuitton affirme la dimension d’artiste majeur de Jean-Michel Basquiat, dont la fulgurante carrière de 1980 à 1988 a marqué l’art contemporain.
Sa pratique du grafitti, a permit de faire entrer l’art de la rue dans les musées, en renouvelant le concept d’art, en dénonçant les codes et les comportements sociaux bourgeois. Son art libre et brut, dérange pour provoquer le débat.
Il a expérimenté la fusion de nouvelles disciplines de figurations libres : multiplicité des supports de notre quotidien (bois, bâches , tissus…), du collage, bande dessinée, photographies, laissant souvent transparaître ses repentis, ses hésitations …
Pour la première fois réunies à Paris, cette rétrospective nous offre la possibilité de découvrir la série des Heads de 1981-1982 ou la présentation de plusieurs collaborations entre Basquiat et Warhol. Et de se plonger dans l’univers de cet artiste hyper sensible, boxeur, musicien, dont le combat de l’homme pour la liberté est au centre de l’œuvre.
En 1980, Jean-Michel Basquiat est exposé pour la première fois, avec plusieurs artistes de l’avant-garde New Yorkaise, lors de l’exposition The Time Square Show.
Dans son style néo expressionniste, on retrouve l’énergie de la rue et des pulsations frénétiques du jazz qu’il écoute en travaillant à même le sol. Son style, aux traits presque enfantins, unique et violent, se caractérise par une profusion de motifs, de personnages associés à des écritures sans relation apparente les unes avec les autres : mots, lettres, signes, symboles, langue folle, sans contrainte, hors norme.
Il peint de manière compulsive et représente le plus souvent des personnages noirs, squelettiques aux figures monstrueuses, imitant des masques, perdus dans des décors aux couleurs criardes.
Son œuvre, intimement mêlée à sa vie, nous révèle le New York des années 80, avec toute la vitalité de la scène Underground, mais témoigne aussi de la société américaine capitaliste, inégalitaire et identitaire.
Les mots, les lettres peuplent ses œuvres
Il aimait, autant que le sens des mots, leur aspect visuel. Lettres, lettres gribouillées, mots entourés, mots raturés, tournent éternellement d'un tableau à l'autre. Ses œuvres sont remplies de références religieuses et historiques, et l'anatomie est omniprésente.
Ses personnages expriment leur souffrance et la manifeste par les mots qu’il écrit au-dessus de sa tête: «crown of thorns» ou «couronne d’épines» que portait Jésus lors de sa crucifixion.
« Je ne suis jamais allé en Afrique. Je suis un artiste qui a subi l'influence de son environnement new yorkais. Mais je possède une mémoire culturelle : je n'ai pas besoin de la chercher, elle existe ».
Jean-Michel Basquiat
Motif récurent dans son œuvre. Sa couronne, en guise de signature.
« The Radiant Child »
Dès l’âge de 16 ans, Jean-Michel Basquiat, enfant surdoué, très anticonformiste et provocateur, quitte l’école et fait de la rue de New York son premier atelier.
Basquiat naît à Brooklyn en 1960, d’une mère portoricaine et d’un père haïtien. Issu d’un milieu aisé, son enfance se révèle difficile, en cause les troubles psychiatriques de sa mère et sa relation conflictuelle avec son père strict et violent. Ses parents se séparent en 1968.
Heurté par une voiture à l’âge de 8 ans, sa mère lui offre un manuel d’anatomie, Gray’s Anatomy, pendant sa convalescence. Ce choc va marquer son œuvre, remplie de corps écorchés, viscères, sang…
C’est avec le graffeur Al Diaz, qu’il signe ses premiers graffitis sous le nom de SAMO. Ces premières expériences de la rue et de la drogue, vont contribuer à créer le mythe Basquiat. Ils couvrent les murs de Manhattan de slogans provocateurs, anticapitalistes et très virulents envers le monde de l’art. Il commence à fréquenter les clubs underground et branchés de New York. Il peint de manière compulsive, dans l’urgence, sur tout ce qu’il trouve : les vêtements, les murs, le réfrigérateur et même la télévision.
Andy Warhol, son mentor
Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat furent officiellement présentés l'un à l'autre à l'automne 1982. Leur rencontre s'avéra fructueuse puisqu'en est issue une solide amitié mais aussi, plusieurs collaborations professionnelles.
En 1985, il devient le premier artiste afro-américain à faire la "Une" du New York Times Magazine. The radiant child est devenu une star, ses oeuvres atteignent des records dans les salles de ventes. En février 1987, au sommet de sa gloire, il est dévasté par le décès de son ami Andy Warhol.
La mort
Le 12 août 1988, Jean-Michel Basquiat est retrouvé mort dans son appartement de Manhattan, à la suite d’une overdose d’héroïne. À 27 ans, il laisse derrière lui une œuvre de plus de huit cents tableaux et mille cinq cents dessins. Sa dernière œuvre le représente chevauchant la mort…
Face aux panneaux de Basquiat, on se retrouve comme projeté face aux murs de New York, même si on ne décrypte pas tout, on ressent son désarroi… Sous le choc, la fascination laisse la place à l’émotion… Venez vous confrontez au regard de cet artiste, plongez dans les rues New yorkaises …
Christèle Guillemot Exposition du 3 octobre 2018 au 21 janvier 2019, de 09:00 à 23:00 Fondation Louis Vuitton 8, Avenue du Mahatma Gandhi Bois de Boulogne 75116 PARIS Retrouvez toutes les informations sur le site de la Fondation Louis Vuitton