Ratatouille, 8e film d’animation en image de synthèse de Disney, raconte l’histoire d’un rat qui souhaite devenir un chef cuisinier. Au travers de ce film d'animation, Disney nous plonge au cœur de la gastronomie française dans un Paris romantique. Son écho est international.
La gastronomie française sous les feux des projecteurs
Rémy, le rat qui rêver de cuisiner, sur les toits de Paris
La scène d’ouverture de Ratatouille nous plonge directement dans l’ambiance de la gastronomie française. Cette dernière place l’action à Paris, ville des plaisirs culinaires.
Afin de retranscrire au mieux l’univers de l'art culinaire, l’équipe du film s’est rendu à de nombreuses reprises à Paris. Ce voyage leur à permis de s’imprégnait de l’univers des meilleurs restaurants, de l’atmosphère dégagée par les rues et du savoir des grands cuisiniers français.
Les chefs Cyril Lignac et Guy Savoy ont invité une partie de l’équipe du film au cœur de leurs cuisines.
Le chef Gusteau, mentor de Remy, possèdent de nombreuses ressemblance avec Bernard Loiseau. Bernard Loiseau est un grand chef étoilé qui a marqué l’art culinaire français. Au Coeur de sa carrière, il obtient trois étoiles au Guide Michelin et une note de 19/20 Gault et Millau. Proche de l’excellence, il subit cependant une rétrogradation de 2 points au Gault et Millau. Puis est critiqué de part et d’autre pour son manque d’action. Il se suicidera quelques mois après ces événements. Tout comme ce grand chef, Gusteau perdra son prestige et sera afflué de nombreuses critiques. Il mourra alors dans des circonstances floues.
Disney raconte alors le parcours pour suivre ses rêves. Ce dernier est jonchés de travail et de difficultés. Se faire une place dans ce milieu n'est pas aisé, chaque critique peut être la dernière de sa carrière. La gastronomie française est un pilier de la culture française.
Une histoire nationale, un succès mondial
L'engouement en France et à l'international est tel que le film d'animation se place à la première place du box-office aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni.
L'art de la cuisine française a alors été mis sous les feux des projecteurs. Ratatouille a reçu entre autre l'oscar du meilleur film d'animation en 2007.
Sans nul doute qu'en le voyant vous le reconnaitrez tout de suite ! Que ce soit dans Scary Movie, Y a-t-il un pilote dans l'avion, ou la série d'Y a-t-il un flic ..., Leslie Nielsen connait une certaine notoriété dans le genre de la comédie absurde. Et grâce à son jeu pince-sans-rire l'acteur, mort en 2010, sert à merveille le génie comique du trio d'auteurZucker-Abrahams-Zucker. L'occasion pour nous de faire un petit tour d'horizon de leurs collaborations.
"Dracula, mort et heureux de l'être" de Mel Brooks - photo de Leslie Nielsen - AlloCiné Copyright D.R.
Un tournent comique dans sa carrière
Lorsque Leslie Nielsen commence comme acteur il ne se sentait pas destiné au comique. Après avoir été voix-off de documentaire puis acteur principal de séries de science-fiction, sa carrière prend un tout autre tournent grâce au trio d'auteur Zucker-Abrahams-Zucker.
Y a-t-il un pilote dans l'avion ? - 1980 - production : Paramount Pictures
En effet, en 1980 l'acteur participe au film Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (Airplane ! en V.O.) où il campe le rôle du Dr. Rumack. Classé en 2011 comme 2e des 100 meilleurs films comédie par le Time Out London, ce succès ne fut sans doute que le premier d'une longue série !
Police Squad, en couleur !
Fiers de leur succès précédent, ZAZ écrivent une série courte de 6 épisodes intitulée Police Squad! (in color) en 1982 avec dans le rôle titre Leslie Nielsen ! La série marquera vraiment le style comique absurde du trio ZAZ, tant dans l'écriture que dans les décors ou même les titres des épisodes (les titres des épisodes sont tous différents de ceux écrits dans les épisodes eux-mêmes).
Extrait de la série "Police Squad!" - Production : Paramount Pictures - Scène de la confusion, tout aussi drôle en V.O. qu'en V.F. !
Mais bien sûr tout cela ne serait rien sans le jeu pince-sans-rire de Leslie Nielsen qui donne tout le sens à son personnage d'inspecteur vraisemblablement sérieux mais inconscient de son environnement jusqu'à l'absurde. D'ailleurs cela a été prouvé par le succès des trois films qui suivront : Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988), Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (1991) et Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994). Qui comme leur titre ne l'indique pas sont la suite de la série (en V.O. The Naked Gun: From the Files of Police Squad !, The Naked Gun 33⅓: The Final Insult, The Naked Gun 2½: The Smell of Fear).
On ne change pas une équipe qui gagne !
En 2000 le film Y a-t-il un flic pour sauver l'humanité ? (2001 : A Space Travesty), qui en France voulait surfer sur le succès des films précédents par la reprise de la question "Y a-t-il" alors que le film dans lequel figure bel et bien Leslie Nielsen n'a aucun lien ni avec les précédents ni avec ZAZ, connu un échec cuisant. Heureusement en 2003, Lelsie Nielsen retrouve David Zucker qui lui offre le rôle du président des États-Unis dans Scary Movie 3 (2003) et Scary Movie 4 (2006). De quoi prouver que le génie comique est toujours présent !
Scène tirée de "Scary Movie 3" - Production : Dimension Films
Sex
Education, les bonnes raison de mater cette série
Une série originale Netflix qui cartonne depuis sa sortie avec
un casting renversant, des personnages bien écrit, avec intelligence et
bienveillance. Une histoire drôle, touchante cette série a une incroyable
faculté à restituer les névroses et les peurs de l’adolescence.
https://youtu.be/uX2i9sLP39U
Des sujets tabous ?
Ici les sujets sont traités avec une ouverture d’esprit car ses
sujets sont encore tabous ou mal traités comme le coming out difficile, le
harcèlement scolaire, la virginité mal vécue, le complexe et bien d’autres
sujets sont présentés… Cette série lève tous les tabous et les peurs à travers
la voix d’Otis.
Pourquoi ça cartonne ?
Des
personnages passionnants les uns que les autres au fur et à mesure des
épisodes, tout d’abord le personnage principal Otis un ado complexé, une mère
sexologue étouffante, des phobies sexuelles inavouables. Eric son meilleur ami
un jeune garçon rempli d’ondes positives qui ne demande qu’à être aimé pour ce
qu’il est en affirmant son homosexualité mais harcelé par Jackson, monsieur
parfait avec des complexes insoupçonnables que l’on découvre des lors des deux
premiers épisodes. Et pour finir Maeve, une bad girl punk au cheveux rose, un
percing au nez (un peu rebelle cette Maeve). On y découvre une face cachée
derrière sa carapace en béton, une fille remplie de sensibilité et
d’intelligence.
Une
série originale Netflix qui en une semaine à eu plus de 40 000 vues, une
bande originale avec des morceaux iconiques d’artistes rock des années 80 tel
que The Cure, The Smiths, Devo. À nos jours Beth Ditto, Grizzly bear..
Une suite ?
Vous avez très bien vu Netflix vient d’annoncer une bonne, non une
très bonne nouvelle puisqu’il y aura une seconde saison de Sex Education !
Nous allons voir de nouveaux sujets, de nouvelles histoires croustilles et peut
être de nouveau couple. Nous n’avons pas encore de date précise de la sortie
mais ce sera courant 2019 …
Vous l’aurez compris, on va devoir prendre notre mal en patience pendant
quelque temps encore.
Connu comme symbole du mur de Berlin ou comme simple chanson du groupe Pink Floyd, The Wall est avant tout un concept en trois parties mêlant concerts, album et long-métrage. Cette initiative presque autobiographique de Roger Waters, ex leader du groupe, est un vrai ensemble multimédia qui se fait notamment la critique du fanatisme.
Affiche du film "Pink FLoyd The Wall" d'Alan Parker inspiré de l'album éponyme
Trois parties pour un concept multimédia
C'est derrière un mur qu'il s'est fabriqué que Pink, une star du rock, croit trouver refuge. Mais aux portes de la folie il se replonge dans les éléments de sa vie qui causerons sa descente aux enfers. La mort de son père à la guerre, sa mère trop protectrice et castratrice, les brimades de professeurs, et bien d'autres ! Tout cela finit par coincer Pink derrière "un mur", et cet examen de conscience le mène jusqu'à son autoprocès.
Roger Waters s’est beaucoup inspiré de sa propre vie pour l’écriture des paroles et du scénario. Et le film semble évoquer plutôt les problèmes relationnels de Roger Waters avec le public.
Le film, est à la fois un poème musical filmé et une réflexion sur les désillusions d’une vie humaine. Critique acerbe des guerres, ce cinquième long-métrage du réalisateur de Midnight Express (1978), Alban Parker, sert à merveille la musique des Pink Floyd. Le montage n'est pas linéaire mais suit
le trajet mental de Pink. Les scènes du passé de Pink, tournées avec des acteurs, alternent avec
des dessins animés réalisés par Gerald Scarfe.
Gerald Scarfe a fait les dessins ayant servi de base aux animations. Ici le personnage du professeur de Pink.
Un concert tendu à l'origine du concept de The Wall
Dans les années 70, la tournée « In the
Flesh » confirme l'ampleur du phénomène Pink Floyd. Le groupe rempli des
stades entiers. Malgré cela, le bassiste et leader du groupe, Roger
Waters, ne supporte plus l'attitude excessive des fans. Lors du dernier
concert de la tournée, au stade olympique de Montréal en juillet 1977,
alors qu'un spectateur tentait de perturber le concert, Waters cracha
dans sa direction.
« Il y
avait un mec devant la scène qui faisait ce qu'il voulait, mais ce qu'il
voulait n'était pas ce que je voulais. Il criait, il hurlait et
semblait s'amuser comme un fou en poussant les gens contre la barrière
de la scène. Il voulait se battre, en fait, et moi, je voulais faire un
concert rock. J'étais tellement exaspéré que j'ai fini par lui cracher
dessus pour qu'il se calme, ce qu'on ne doit faire à personne. Et je
l'ai eu, il s'est pris mon crachat en pleine figure! »
Roger Waters
Suite à cela, le concept de The Wall est tout
trouvé pour Roger Waters. L'idée de bâtir littéralement un mur entre le
groupe et le public. Dans une volonté multimédia, il imagine un concept
en trois parties : un album, une série de concerts incluant le fameux «
mur », et enfin un long-métrage.
"pink floyd montreal 1977", photo anonyme du concert des Pink Floyd au stade olympique de Montréal
Les génies du rock des années 70
Pink Floyd est un groupe de rock
britannique formé en 1965 à Londres. Il est considéré comme un pionnier
et un représentant majeur des styles musicaux progressif et
psychédélique. Le groupe se distingue par une musique surtout
expérimentale et des textes philosophiques et satiriques. Mais aussi et
surtout par ses performances en concert, originales et élaborées.
Une autre brique dans le mur
Le mur des Pink Floyd devient vite un symbole du mur de Berlin pour beaucoup. Roger Waters fera d'ailleurs en 90 un concert dans l'ancien No Mans Land.
Extrait du film : la marche des marteaux, symbole du parti fanatique centré sur Pink
Chacun connait donc plus ou moins ce concept-album des Pink Floyd dont nombreux symboles ont passés les années. Que ce soit avec la chanson Another Brick In the Wall part II, les caricatures de Scarfe, ou encore les fameux Marteaux, les critiques exprimées dans ce concept restent d'actualité et chacun peut se les faire siennes.
Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir tout ou partie de ce concept, sachez que le film The Wall est toujours disponible en DVD, et l'album sur toutes les bonnes plateformes d'écoute en ligne (Deezer, Spotify, etc).
Connaissez-vous Dartagnan.com ? Non ce n’est pas un site présentant les folles aventures du héros d’Alexandre Dumas, mais bien le nom du site de crowdfunding pour la préservation du patrimoine culturel français. Sa particularité ? Il présente des projets participatifs bénéfiques à tous !
Vous prendriez bien une part de château ?
N’avez-vous jamais rêvé d’avoir un château ? Aujourd’hui votre rêve est (presque) une réalité. En effet grâce à la plateforme participative où vous pouvez retrouver plusieurs projets qui proposent des contributions en échange de dons pour la rénovation de divers monuments, vous pouvez devenir actionnaire d’un château en versant une certaine somme. En fonction de votre don et de la nature du financement, vous pouvez percevoir certains cadeaux, tel qu’une entrée gratuite à vie ou bien une oeuvre dédicacée par l’artiste portant le projet. De plus le site est soumis à la défiscalisation des dons, de quoi avoir une raison de plus de participer !
Campagne de crowdfunding pour la rénovation du château fort de l'Ebaupinay.
Ainsi le château fort de l’Ebaupinay s’est vu attribué 11 858 châtelains pour une récolte de 1 138 519€ récoltés, lui permettant de dépasser son objectif initial de 550 000€.
Du grand château au petit spectacle
Dartagnan.com est le site de crowdfunding de référence dédiée au patrimoine culturel français. Il rassemble des projets divers portant sur différentes thématiques. L’art, l’histoire, les spectacles et théâtres, l’architecture et les jardins sont autant de catégories vous permettant de financer un projet culturel. De plus les grandes, à l’instar du château de Chambord pour la mise en place d’un nouveau décor, comme les petites structures inconnues du public, sont valorisées vous permettant de découvrir des petits bijoux cachés du patrimoine français.
Comme cela tout le monde se retrouve et participe à sa manière à la contribution de notre patrimoine culturel et de son rayonnement grâce à la tendance 2.0 qu’est le crowdfunding.
Campagne de crowfunding pour la création d'une scène de spectacle de la petite Chapelle de Clairfontaine-en-Yvelines.
Les autres services de Dartagnan.com
En plus d’être une plateforme participative grâce au financement du mécénat 2.0, le site est aussi une agence digitale proposant ses services aux acteurs du patrimoine et de la culture.
Ainsi tout au long de la campagne de crowdfunding, l’équipe propose son soutien par le biais du community management, la réalisation de vidéos et de site internet pour la meilleure mise en valeur possible du projet. Ce service démontre bien l’ambition de cette start-up de favoriser l’accès à la culture pour tous : autant pour les particuliers que pour les entreprises.
A l’heure où l’évolution du numérique et plus particulièrement des réseaux sociaux a redéfini notre approche de l’image, des artistes contemporains s’emparent des technologies numériques pour nous faire (re)découvrir des artistes et leur œuvres symboliques dans un tout nouveau contexte. Ce mélange de classique et de moderne se construit comme l’assemblage du passé et du présent.
(Re)exploiter des œuvres emblématiques
American Gothic de Grant Wood
Depuis quelques temps nous retrouvons sur les réseaux sociaux et notamment sur Instagram, une tendance à réutiliser des œuvres d’art d’artistes importants qui ont marqués leur temps, notamment en peinture, grâce aux logiciels de photomontage et montage vidéo.
On trouve donc un mélange de genre, de style, de personnalités et de formats qui sont significatifs du passé et associé au moderne, pour nous présenter un tissage temporel particulier.
Vidéo pour le show australien “The Elegant Gentleman's Guide to Knife Fighting” écrite et animée par Doug Bayne, Ben Baker et Trudy Cooper.
Ces techniques, qui nous permettent de voir ou revoir des œuvres d’illustres artistes, présentent ces dernières dans un tout autre contexte que celui pour lequel il lui est destiné, amenant ainsi un nouveau regard qui peut être drôle, informatif ou bien critique.
Le détournement d’image comme message
Parmi les instagrameurs utilisant le détournement d’image d’œuvres célèbres, nous trouvons Shusaku Takaoka (@shusaku1977) qui dénonce la consommation des médias de notre société en mettant en scène des personnalités d’œuvres connues dans des situations de la vie quotidienne.
Nous pouvons également citer l'instagrameur Ben Benjilali (@bentherules) qui s’attarde davantage sur notre approche trop prononcée aux marques. Il réalise également des caricatures modernes de personnes célèbres et controversées tel que Donald Trump.
Enfin, la combinaison d’œuvres classiques avec une marque apporte une force à cette dernière. Le compte Tumblr “Swooshart” nous présente ainsi le logo de Nike dénudé de son slogan et incrusté dans des peintures du 17 au 19e siècle. L’artiste démontre ainsi la force de la marque au travers d'une composition graphique recherchée, mais aussi par l'ancrage historique de celle-ci dans notre culture actuelle.
Un nouvel art ?
Est-ce pour autant nouveau de détourner des œuvres classiques ?
Cette pratique de détournement d'œuvres, accessible à tous par sa simplicité technique, est donc à l'origine même de l'art contemporain conceptuel que l'on observe encore de nos jours.
L.H.O.O.Q. de Marcel Duchamp
L.H.O.O.Q de Marcel Duchamp nous démontre bien que cette tendance était déjà de mise au début du XXe siècle, avant l'avancée technologique du numérique. Bien que la technique était différente, la volonté de dénoncer était tout aussi présente. En effet les collages présentant ce mélange entre classique et contemporain, avaient pour but de dénoncer notre rapport à l'art et l'artiste qui était alors réservé à une certaine élite.
La nouvelle série événement de comédie dramatique mondialement diffusée sur la plateforme Netflix depuis début janvier 2019 a déjà largement fait parler d’elle. Entre affiches de métro, et multiples bandes annonces, cette série vaut-elle la promotion monstre qu’on lui fait ? Sex education, un cliché sur la jeunesse ou vraiment pédagogue ?
Affiche de la série Sex Education
Zoom sur la nouvelle série tendance de Netflix
Sex Education détaille l’histoire de Maeve, une jeune fille marginale qui vit seule et sans parents et qui décide d’ouvrir un cabinet de sexologie dans son lycée. Pour cela, elle va s’allier d’Otis, fils de sexologue qui connaît tout sur le sujet mais qui n’a encore eu aucune expérience. Otis va donc se charger de conseiller les lycéens dans leurs relations alors qu’il est encore vierge.
Netflix a donné carte blanche à la production de la série fin 2017. Créée Laurie Nunn et produite par Jamie Campbell et Joel Wilson, Sex Education a été tourné en Angleterre et au Pays de Galles. La série a donc fait grand bruit depuis sa sortie et ne semble pas avoir déçu, ni les spectateurs, ni la presse.
Selon Dan Fienberg de The Hollywood Reporter, la série comporte « une distribution merveilleuse au sein de laquelle chaque personnage, présenté d'une certaine manière, souvent pour des raisons comiques immédiates, se révèle plus inattendu que prévu et pour lequel on a forcément de la compassion. Plus la série avance, plus le casting secondaire offre des prestations approfondies ».
Judy Berman du Time reconnaît elle aussi une série peuplée de personnages complexes. Elle estime même que le phénomène Sex Education « incarne l'une des visions les plus progressistes sur le sexe que la télé nous ait offerte ».
Extrait de la série Sex Education, Ottis et Maeve
Une série représentative de la sexualité des adolescents ?
A l’annonce de la série, certains ont craint une sur-exploitation du filon de la « série pour ados ». Pourtant, il semblerait que Sex Education réponde vraiment aux questionnement des jeunes adultes.
En effet, la série aborde de nombreuses questions, attitudes, orientation sexuelle, pratiques ou encore difficultés auxquelles la majorité des spectateurs peuvent facilement s’identifier. En général, ces interrogations ne sont jamais évoquées car certains ont tendance à être angoissés ou à avoir honte. Sex Education brise donc tous tabous de façon légère et humoristique ce qui permet de dédramatiseras les choses.
Si quelques fois, les personnages représentés peuvent être caricaturaux (l’intello, la brute, la marginale, les populaires, etc.), la série se révèle tout de même assez pédagogue à travers une histoire touchante.
Netflix a proposé le 28 décembre 2018 une expérience inédite à ses abonnés, en diffusant pour la première fois un épisode entièrement interactif, de la série Black Mirror. Dans cette création présentée sous la forme d'un film d'une heure trente environ, intitulé Bandersnatch, le téléspectateur sort de son rôle passif et doit effectuer une série de choix successifs qui vont déterminer la suite des événements. No spoilers guarantee !
L'image représente l'affiche de l'épisode Bandersnatch avec le héros Stefan.
Dans la peau d'un programmateur
L’épisode se penche sur l'histoire d'un jeune informaticien appelé Stefan, incarné par le Britannique Fionn Whitehead, qui se lance dans l'adaptation en jeu vidéo de son roman favori : un livre dont vous êtes le héros appelé Bandersnatch. Un défi qui va compliquer sa vision de la réalité. Son travail va vite tourner à l’obsession, fragilisant son état mental…
Dans un communiqué, Netflix explique : “Au cours de cette expérience qui vous demandera parfois de faire quelques entorses à la morale, vous seul serez responsable de la suite des événements.” Vous devrez faire des choix allant des simples céréales, à savoir qui doit sauter d’un immeuble, en passant par la manière dont tuer quelqu'un. Un mauvais choix peut terminer l’aventure mais pas de panique Netflix vous fait revenir en arrière et faire un nouveau choix pour changer le cours de votre histoire.
Plus de 10 fins possibles
Une histoire aux chemins multiples. Ainsi, le producteur Russell McLean parle 10 à 12 fins “parce que certaines sont moins définitives”. Si vous ne savez pas quel choix faire, suivez le conseil de David Slade, réalisateur de l’épisode : “Soyez vous-mêmes. Ne pensez pas qu’il y a une meilleure façon (de regarder l’épisode) — faites votre propre bout de chemin. Sinon, vous allez être paralysés par l’angoisse de devoir faire des choix. Et ne revenez pas en arrière : allez toujours de l’avant”. Si l’épisode ne dure (que) 90 minutes il a fallu près de deux ans pour réaliser Bandersnatch.
Netflix a déjà testé les dessins animés interactif
Une expérience courante en littérature, notamment dans la fantasy et la science fiction avec ces fameux livres dont vous êtes le héros très populaires dans les années 1980, et qui s’est ensuite répandu dans les jeux vidéos, mais qui reste très rare dans la fiction audiovisuelle.
Netflix s'y était déjà essayé dans des programmes pour la jeunesse (notamment une adaptation du jeu "Minecraft") mais c'est la première fois qu'elle propose dans une série destinée aux adultes.
En savoir plus sur les dessins animés interactifs ici.
Diffusée sur la chaîne américaine Lifetime en septembre dernier, et sortie en France le 26 décembre sur Netflix, You est une série qui ne vous laissera pas indifférente.
Visuel de la série You disponible sur Netflix
Une série anti-héros
Joe est gérant d'une librairie New-Yorkaise. Beck, quant à elle, aspire à devenir une grande écrivaine.
Ils partagent tous les deux la même passion : celle des livres et de la poésie.
Mais Joe n'est pas un libraire ordinaire : il est aussi mignon que psychopathe et il aura suffit d'une visite de la jolie blonde dans sa librairie pour qu'il en devienne obsédé au point qu'il décide de faire le nécessaire pour l'avoir sous son emprise.
Joe observant Beck derrière les étagères de sa librairie
YOU diffuse un message préventif sur l'utilisation des réseaux sociaux et sur l'importance de se déconnecter
Si ces 10 épisodes lèvent le voile sur cette relation basée sur l'obsession et la perversion, ils mettent également l'accent sur le danger des réseaux sociaux et la possibilité pour un psychopathe de traquer sa proie en s’intéressant à ce qui est visible sur la toile.
C'est le cas de Joe qui semble en apparence si parfait aux yeux de Beck mais qui derrière ses airs de gentil garçon cache un côté bien plus sombre de lui même.
En effet, ce jeune libraire est un véritable psychopathe. Persuadé d'être un type bien, il pense faire de son possible pour protéger celle qu'il aime.
Pourtant, c'est en utlisant les réseaux sociaux qu'il a décelé tous les indices lui permettant de se rapprocher de Beck et de détruire peu à peu son existence. Copines, petit ami, adresse, travail, famille ; rien n'a de secret pour lui, il connait tout de Beck dans les moindres détails sans même qu'elle ne s'en rende compte.
Tel un jeu de cartes, Joe va tirer parti de ces indices et tenter d'éliminer les obstacles pouvant faire défaut à cette histoire d'amour. Mais jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour entretenir cette relation ?
You, c'est plus de 40 millions d'abonnés dans le monde en moins d'un mois !
Si cette romance-thriller fascine, il n'en est pas moins du comédien Penn Badgley, qui n'est autre que l'interprète de Dan Humphrey dans Gossip Girl.
En effet, après sa sortie, la série n'a cessé de faire parler d'elle sur la toile en commençant par twitter où des millions de fans se sont empressés de faire l'éloge du personnage de Joe.
L'acteur a donc dû mettre les choses au clair en rappelant à toutes ses groupies que son personnage était avant tout un malade obsessionnel. Il aurait même été jusqu'à confié à E ! News qu'il ne comprenait pas "pourquoi les gens aimaient à ce point le personnage de Joe".
A travers ses épisodes de 40 minutes, la série You se révèle être la bonne surprise de la fin d'année en offrant aux utilisateurs Netflix une romance thriller imprévisible et angoissante. Tous ceux qui ont aimé cette série seront ravis de revoir Joe et Beck sur leur écran pour une saison 2 qui sera mise en ligne d'ici la fin d'année 2019. Pour tous les autres : n'attendez pas que l'on vous "spoil" la saison 1 pour vous y mettre !
Voir la bande annonce :
Série thriller développée par Greg Berlanti et adaptée du livre Parfaite de Caroline Kepnes, jouée par Penn Badgley et Elizabeth Lail, sortie sur Lifetime le 9 septembre et sur Netflix le 26 décembre 2018.
Ils font des vidéos humoristiques, sur les jeux vidéo, les voyages, la mode ou encore leurs histoires quotidiennes. Ces idoles de YouTube ont leur fan club et ne peuvent plus passer inaperçus dans la rue. Pourtant, il y a quelques années, leur métier n’existait pas. Malgré les différents thèmes qu’ils traitent dans leurs vidéos, ces jeunes adultes ont un point commun : une célébrité totalement inattendue !
Pannel de Youtubeurs populaires Français
Qui sontces élus ?
En moyenne assez jeune (rarement plus de 35 ans), cette poignée de Youtubeurs qui a réussi à percer à l’habitude de publier des vidéos au format plus ou moins court en fonction du sujet traité. Les thèmes sollicités, souvent en lien avec les préoccupations des milléniums, leurs permettent de faire des vues, la clef de leur succès.
En effet, les vidéos populaires sont ce qui permet à quelques rares Youtubeurs de vivre de leur passion. Entre les quatre murs de leur chambre jusqu’au studio, ils vont réaliser eux-mêmes leurs sketchs, leurs décors et leur montage (les plus populaires d’entre eux finissent par payer un monteur professionnel).
Chacun a son domaine de prédilection : vous pourrez trouver des Youtubeuses beauté comme des gamers, certains racontent avec humour des moments de la vie de tous les jours, d’autres s’improvisent rappeur ou témoignent durant un voyage. Les mises en scène et façon de raconter sont très variées, en bref, il y en a pour tous les goûts !
Les possibilités d’évolution qu’offre ce nouveau métier
Affiche du one man show de Norman
Cette célébrité imprévue n’est réservée qu’à quelques élus qui ont réussi à se démarquer parmi une foule de vidéastes optimistes et motivés. En effet, ce n’est pas le tout de faire des vidéos, encore faut-il trouver le bon filon, l’idée qui plaira et qui n’a pas encore été exploitée ! Sur plus de 60 000 Youtubeurs existants, on estime qu’une centaine seulement parviendrait à vivre de cette passion qui les habite.
Pour ces vidéastes à qui tout réussi, internet est une véritable aubaine, un tremplin qui leur assure un avenir. Si certains continuent de faire des vidéos, d’autres vont jusqu’à monter un one man show, créer une marque de vêtements et d’accessoires, un livre, des courts métrages, des séries, des clip musicaux et tant d’autres projets leur permettant de faire grandir leur notoriété déjà importante.
Ce nouveau métier est encore relativement assez mal accepté par les médias traditionnels comme la télévision par exemple. Cependant, le numérique offre un avantage de taille : les Youtubeurs disposent d’une totale liberté de création. Le ton, le style, l’angle, le format, tout est possible.
Affiche du film Le Manoir créé par des Youtubeurs
Pour arriver à maintenir cette popularité grandissante, ces vidéastes qui ont percé se doivent de produire régulièrement du contenu et innover. Sans cela, il est très simple de ne plus être tendance et de passer à la trappe au profit de la nouvelle star montante.
Afin de rester au top de leur popularité, certains Youtubeurs choisissent de s’allier avec d’autres grosses chaînes, ce qui leur permet de fusionner leurs communautés et d’augmenter leur visibilité.
Chacun fait de son mieux pour pouvoir continuer à vivre de sa passion mais ce qui est sûr, c’est qu’il faut un travail constant pour se faire une place dans ce milieu des plus concurrentiels où la popularité peut vite disparaître.
Conan le Barbare est un film plus complexe qu’il n’y paraît, n’en déplaisent à tous ses détracteurs qui souhaitent le limiter aux muscles et au cuir. À travers son apparence brute, le film nous emmène à travers un voyage philosophique ayant pour thème la liberté.
Conan, Création et genèse d’un mythe
Avant de parler du film, penchons nous sur le personnage de Conan.
À l’origine, Conan est un personnage de pulp créé par Robert Howard, auteur de différents personnages ayant marqué l’imaginaire avec notamment Solomon Kane et Kull. L'auteur américain né en 1906 aura un impact majeur sur un genre alors naissant : la fantaisie. Si le fait d’avoir été publié par Weird Tales, aux côtés de H.P. Lovecraft, lui donnera de la reconnaissance, c’est dans les années 60, soit près de 30 ans après sa mort, que ses histoires obtiennent un bond de popularité, grâce à une jeunesse toujours plus avide de contre-culture. La décennie suivante, une série de comics, se verra même publiée chez Marvel, narrant les histoires du Cimmérien. En outre, la popularité du Barbare provient des prestigieuses illustrations de Frazetta et de plusieurs publications dans Métal Hurlant.
Conan the Destroyer, de Frank Frazetta
Des nouvelles au film
John Milius se voit proposer de réaliser le film Conan le barbare, après plusieurs années de productions chaotiques. Il acceptera à condition de pouvoir retravailler le scénario de fond en combles, il en profite pour y insérer ses thèmes de prédilections : la violence et la société. C’est ainsi que le réalisateur proposera un scénario original avec certains éléments extraits directement des nouvelles du Cimmérien.
John Milius dirigeant Arnold Schwarzenegger dans le rôle de Conan
Synopsis
Encore enfant, Conan assiste impuissant au massacre de ses parents par le cruel Thulsa Doom, et est réduit en esclavage. Enchaîné à la roue de douleur, il y acquiert une musculature peu commune qui lui permet, adulte, de gagner sa liberté comme lutteur. Désireux d'assouvir sa soif de vengeance, il part accompagné de deux voleurs, Subotai et Valeria, à la recherche de Thulsa Doom…
Un voyage philosophique
Le film s’ouvre sur une citation du philosophe Nietzsche “Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort”, posant ici le thème central de l'oeuvre : la force. Le long métrage reprend la citation au pied de la lettre, faisant progresser le héros principal en surmontant ses échecs jusqu’à atteindre le stade de surhomme.
Le surhomme selon Nietzsche, philosophe allemand du XXe siècle, est un individu parfaitement libre qui n’est plus entravé ni par la norme ni par la morale. Dégagé de tout contrôle, il se place donc au dessus de l’humanité. Dans son célèbre livre Ainsi parla Zarathoustra, Nietzsche explique les différentes étapes qu’un homme doit traverser afin de devenir libre. Toutes ces épreuves sont illustrées dans le film de John Milius.
“L’esprit robuste charge sur lui tous ces fardeaux pesants : tel le chameau qui sitôt chargé se hâte vers le désert, ainsi lui se hâte vers son désert.”
Cette étape se transcrit par le fait d’être servile et docile à des personnes via des “Tu dois”, sans se poser de questions. Étant esclave, Conan ne connaît que trop bien les ordres et la non prise de décisions. Travailler, tuer, se reproduire pour son maître, Conan fait tout cela sans se poser de questions, en apprenant et en se chargeant des valeurs d’autrui.
Cette réplique maintenant devenue culte pour son côté extrême, maintes fois détournées, nous indique au contraire que ce ne sont pas les valeurs de Conan mais celles que son maître lui a inculquées. Le barbare ne faisant que les réciter.
Mais la force de Conan ne cesse de croître, si bien que son maître en sera effrayé, le forçant à le libérer.
“Mais au fond du désert, le plus solitaire s’accomplit la seconde métamorphose : ici l’esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert.”
Conan, ivre, frappe un chameau
Conan s’est donc débarrassé du chameau philosophique en n’étant plus soumis à un maître. Il est désormais à la recherche du tueur de sa mère, le lion étant, avant tout, une force d’opposition.
“Il cherche ici son dernier maître : il veut à la fois être l’ennemi de ce maître, comme il est l’ennemi de son dernier dieu ; il veut lutter pour la victoire avec le grand dragon.”
Mais avant d’y parvenir, Conan doit se confronter à la société, cet aspect de la vie que le barbare n’avait jamais connu auparavant. Le mot Barbare prend ici tout son sens, ce dernier pouvant faire allusion à de multiples phénomènes : de l’étranger dans l’Antiquité, à une personne ignorante et violente dans la France des Lumières, un sens en ressort davantage que les autres. Le barbare peut être perçu comme un être positif, la barbarie peut être force régénératrice d’une société décadente de par son impulsion et de sa force brute non pervertie par la civilisation corrompue.
Ce conflit est d’ailleurs mis en exergue à travers la vengeance de Conan vis à vis de Thulsa Doom, Conan représentant la force brute du Barbare et le raffinement machiavélique du Civilisé. Se sentant trop à l’étroit entre les murs d’une cité, il ne doit sa liberté qu’à des grands espaces. Lieu où il est maître de son destin, pouvant même faire face à une armée entière.
C’est d'ailleurs dans ce vaste espace, en préparant son ultime combat que Conan rejettera Crôm, dieu hérité de la tradition de son peuple, faisant une nouvelle fois écho au surhomme de Nietzsche, indépendant de toute emprise religieuse et sociétale.
Une fois l’armée vaincue, Conan se retrouve devant Thulsa Doom, celui qui, en tuant sa mère et son peuple des années plus tôt, a fait de Conan le Barbare qu’il est devenu. Le Barbare décapite ainsi son créateur, face à tous ses fidèles. Plus qu’une personne, Thulsa Doom avait créé tout un culte autour de sa religion et de sa personne, Conan a tué un Dieu. Le déicide, sans aucune autre contrainte que sa volonté, est à la fois conquérant, roi, ermite.
Conan brandit la tête de Tbhulsa Doom devant ses fidèles
“Dieu est mort”
John Milius a ainsi réussi un tour de force majeure en réussissant à retranscrire via le parcours de Conan l’histoire d’un homme brisé par la civilisation qui cherche à regagner sa liberté.
Affiche du film Conan le Barbare (1982)
Alexandre Duc
Date de sortie : 1982
Réalisé par : John Milius
Photographie : Duke Callaghan
Avec : Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Sandahl Bergman...